Qui suis-je ?

 

Aussi loin que je me souvienne, école maternelle incluse, j’ai toujours éprouvé le besoin de comprendre les choses avec les autres, de partager le savoir, de comparer nos transformations à partir d’une connaissance nouvellement acquise. Dès l’adolescence, j’ai cherché à intégrer différentes sources pour servir cette problématique du progrès qui se communique et qui profite à l’autre autant qu’à moi.

 

Avec le temps, les années de recherches, d’exercices, de questionnement, d’enseignement variés, j’ai pu convertir cette passion en une activité pour apprendre encore autrement tout ce qui m’était déjà acquis. L’expérience réelle du coaching, la rencontre des personnes, le temps passé à les écouter, à les observer, à les reformuler, à les suivre pas à pas, tout cela et bien d’autres choses ont fait de moi un interlocuteur repéré et repérable. Après des années d’enseignement consacrés au pilotage de soi, à la volonté de se réaliser simplement, au désir de relancer les dés pour sortir des schémas répétitifs et empoisonnants, j’ai eu la possibilité de ressentir en quoi mon intervention pouvait favoriser « l’expression honnête de soi-même », expression chère à Bruce Lee.

 

Concepteur de la Dynamique Personnelle*, j'enseigne (lien vers les témoignages) depuis plus de vingt ans à Paris une forme unique de self-coaching axée sur le centrage, visant à améliorer la qualité de présence au quotidien. Cette pédagogie originale, notamment inspirée des arts martiaux et de la philosophie, combine le repérage psycho corporel et psycho culturel.

 

S’appuyant sur les principes et non les techniques, mon enseignement profite à tous les profils de pratiquants, femmes, hommes, juniors et seniors. J’interviens ainsi régulièrement sous forme d’entretiens, de séminaires, de cours et stages auprès de particuliers, d'entreprises, d'associations et d’écoles supérieures.

 



Pédagogie de l’Ecole des principes

 

La Dynamique Personnelle  favorise la fréquentation des principes qui, lorsqu’elle est réitérée régulièrement, « réactualise » le sujet en tant que personne de qualité se rendant disponible. Cette « boxe de l’éclectisme » renvoie à la représentation la plus minimaliste qu’un individu puisse se faire de la nature : son rapport avec le minéral, le végétal, l’animal, l’eau, l’air, etc. Bref, à sa façon d’interagir avec les formes primitives (un arbre, le temps et la durée, la terre, le rythme, les saisons et le climat). Quand je marche, quand je joue avec des enfants, quand je parle à quelqu’un, quand je lis…je suis dans cet exercice de soi. Travailler la respiration par grand froid ou par grande chaleur ce n’est pas la même chose. Tout comme sauter à la corde face à l’océan ou dans un jardin d’enfants.

 
Je considère la fréquentation régulière des principes comme un art de vivre. C’est ce qui va rassurer le sujet sur le fait qu’il est bien lui-même vivant matérialisé, participant aux phénomènes et co-présent au monde : traversé par une multitude d’informations portées par le flux de principes. Plus j’étudie les principes, plus mon identité, ma corporéité s’articule avec la syntaxe de la nature ; Je deviens co-présent à la nature, co-expressif, elle fait équipe avec moi. Les phénomènes me comprennent et je comprends les phénomènes, et c’est ainsi que les principes s’expriment à travers à moi, quand je m’exerce à respirer, à bouger intelligemment, à m’exprimer de quelque façon que ce soit.
 

Apprendre comme un maitre, enseigner comme un élève

 
Ce que nous faisons de nous-même procède de l’articulation d’un dialogue intérieur qu’il nous est possible de conjuguer au présent simple afin d’aborder l’existence sans plus confondre gravité et anxiété, enthousiasme et agitation, fluidité et gesticulation, tranquillité et léthargie, etc. Avec le recul, je réalise que mon approche du coaching consiste à instaurer les conditions de cet étrange phénomène co-pédagogique durant lequel l’élève m’enseigne comment faire sens pour lui, tandis que je m’applique à éprouver ses problématiques. Bref, j’envisage le coaching comme une alchimie relationnelle qui suppose un double centrage, celui de l’élève et le mien, dans le but de favoriser l’espace d’un instant un sorte de compréhension gémellaire révélatrice et simplifiante pour nous deux.

 
Cette manière de faire, dont j’ai eu l’intuition au début de mes recherches, m’a conduit à limiter mon usage des techniques ou des outils pour rester libre et disponible. J’ai rapidement privilégié la fréquentation des principes au quotidien en tachant de voyager léger et de me départir autant que possible des étiquettes et autres certifications obligeantes. Ce faisant, j’ai découvert au travers de nombreux ouvrages, enseignements et expériences des vérités scintillantes et enthousiasmantes qui m’inspirent constamment et ne cessent d’être confirmées par de nouvelles lectures ou rencontres.

 A présent je m’exprime librement ici ou ailleurs en tant que coach pas comme les autres pour rendre compte de mon expérience et restituer d’une façon différente à mes élèves et aux curieux ce que je considère comme une voie d’accomplissement dynamisante et honnête.


*Auteur du livre « Equilibre et Vitalité » (Editions Carnot, 2004) et du programme d’initiation à
l’entraînement personnel « Je m’entraîne donc je suis ! » sorti en DVD en juillet 2007 (Lham
Editions)

 



3 questions à Claude Boiocchi

 
1. Comment vous est venu l’idée d’être coach et d’y consacrer l’essentiel de votre temps ?

 
J’ai pu réaliser très jeune et d’une façon définitive combien une personne même brillante et talentueuse pouvait se perdre sans le concours d’au moins une autre personne perspicace et bienveillante, capable de l’encourager à se réaliser. Cette révélation m’a conduit à étudier la pédagogie au travers de différents filtres comme les sciences humaines, la littérature, la poésie, l’expression corporelle, les arts martiaux, la boxe, certaines formes de méditations ou de relaxations, etc. , jusqu’à y déceler la trace d’une démarche à personnaliser. Mon travail suppose une rencontre et à cette occasion j’évoque l’importance que j’accorde à la qualité de présence, à l’art d’être soi, à la dynamique personnelle, etc., toutes ces formulations qui permettent de comprendre combien nous sommes en capacité, moyennant un travail sur nous qui commence un jour pour ne jamais prendre fin, de nous réaliser sur différents modes en faisant jouer la dimension éclectique de notre être au monde.

 
2. Quelle est donc la fonction du coach selon vous ?

 
Le coaching tel qu’il existe et tel qu’il est dispensé est bien souvent une forme de marketing qui promeut la réussite personnelle en déclinant une multitude de nuances à la mode et de méthodes pour séduire le public.  En ce qui me concerne, j’accorde autant d’importance à Carl Rogers qui créa la psychologie centrée sur la personne, qu’à Bruce Lee et sa réflexion sur l’expression honnête de soi-même ou bien encore à Constantin Stanislawski et sa méthode, pour ne parler que de ceux-là. L’important étant que cela nous aide à mieux distinguer la manière dont les principes s’expriment à travers nous et traduisent nos intentionnalités les plus essentielles. 

Le coach doit donc faire office de « pierre de touche » à mon sens. Le coach ne répond pas à vos questions, ne vous aide pas à accomplir des performances, ne cherche pas à faire de vous une personne améliorée, mais il réfléchit votre présence, il reformule vos idées, vos gestes, vos fragments identitaires pour que vous puissiez vous poétiser et vous réapproprier des parties de vous-même qui vous échappent. Le coach est celui qui sait se rendre essentiel mais qui ne devient jamais indispensable.

 
3. Que signifie être à l’Ecole des principes ?

 
Mon credo est d’enseigner comme un élève et d’inciter à apprendre comme un maître. Je mise donc sur une forme de pédagogie d’accompagnement itinérante toujours personnalisée qui nous permet de cheminer côte à côte et d’envisager les principes comme des forces évidentes et naturelles. Les principes n’appartiennent à aucune forme, à aucun phénomène, ils sont un langage universel qui transcende tout, à commencer par la personne et son être au monde. Les principes ne se mémorisent pas, ils ne s’apprennent pas par cœur, ils ne s’oublient pas, ils se ressentent et s’expriment à travers nous et tout ce qui existe. Les principes sont les agents naturels des phénomènes et c’est en les éprouvant que nous devenons ce que nous sommes, et que nous nous respectons davantage, que nous considérons autrement l’environnement, la nature et notre relation aux ressources. Leur étude est une technique de longue vie qui dynamise la personne et l’encourage à persévérer dans sa quête d’une jouissance éclectique et célébrative de la vie.