Qui suis-je?

 

Ma pédagogie est centrée sur la dynamique personnelle ou l’art de piloter son vaisseau corporel avec davantage de sérénité et d’assurance. En me situant à ce niveau, j’ai pu conserver l’avantage d’enseigner des notions et des exercices réellement exploitables au quotidien. L’entraînement dynamique favorise notre aptitude au geste juste par l’étude des forces qui agissent notre corps en fonction des émotions qui nous traversent, des réflexes qui nous font réagir ou plus simplement des intentions qui s'éveillent en nous. C'est pourquoi je préfère considérer l'entraînement dynamique personnel comme une forme de culture physique et mental essentielle plutôt que comme un sport. En cheminant sur cette voie, on améliore sa qualité de présence et l’on favorise ce que Bruce Lee appelait fort justement « l'expression honnête de soi-même ». Plus concrètement, le pratiquant affine ses perceptions, fortifie ses attitudes, améliore son sens de l'équilibre et de l'orientation, mais aussi optimise son sens de l'écoute active et de l'analyse pour s'inscrire avec toujours plus de justesse dans l'intelligence ambiante. 

 

J’imagine cette école comme un lieu d’accueil pédagogique qui inviterait chacun à naturer son existence pour s’affranchir des conduites aliénantes et toxiques et accéder à une forme de légèreté d’être. Différentes pratiques permettraient aux personnes d’aborder la méditation dynamique, le mouvement dynamique, l’expression dynamique de soi, la dynamique de groupe, la dynamique de projet, la création dynamique, etc. Il me semble que cette approche éclectique et dynamisante pourrait trouver place dans la capitale et peut-être apporter aux personnes une option inédite pour se qualifier et se réaliser plutôt que de chercher à performer inutilement. 

 

Cette école directement en phase avec les préoccupations de ce 21ème siècle, je me propose d’en être l’instigateur et l’initiateur pédagogique. Je suis déjà en contact avec des personnes motivées et parties prenantes de ce projet et je pense sincèrement qu’il nous est désormais possible de changer la vision que nous nous faisons du travail sur soi et de l’accomplissement personnel.

 

Je me tiens à ta disposition pour en reparler.

Interview :

 

- Comment vous est venu l’idée d’être coach et d’y consacrer l’essentiel de votre temps ?

 

Claude Boiocchi : J’ai pu réaliser très jeune et d’une façon définitive combien une personne même brillante et talentueuse pouvait se perdre sans le concours d’au moins une autre personne perspicace et bienveillante, capable de l’encourager à se réaliser. Cette révélation m’a conduit à étudier la pédagogie au travers de différents filtres comme les sciences humaines, la littérature, la poésie, l’expression corporelle, les arts martiaux, la boxe, certaines formes de méditations ou de relaxations, etc. , jusqu’à y déceler la trace d’une démarche à personnaliser.

 

- Vous pratiquez quel genre de coaching avec vos clients ?

 

Claude Boiocchi : Je me considère comme un psychopédagogue et à ce titre je m’adresse à des élèves, des étudiants, des personnes en recherche. Au fil des exercices et des entretiens nous accordons notre attention aux principes qui ne manquent pas de transparaître au travers de toutes le formes qu’il nous est possible de pratiquer et d’explorer.

 

- Comment définissez-vous cette approche si personnelle du coaching ?

 

Claude Boiocchi : Ce que j’enseigne ne conduit pas la personne à être différente ou à atteindre un ou des objectifs. Il s’agit au contraire de réaliser comment nous entrons ou pas en relation avec des principes qui nous agissent et nous portent de telle manière que nos intentions se font plus simples jusqu’à contribuer à notre épanouissement.

 

 - Ceux que vous appelez vos élèves comprennent-ils véritablement ce que vous désignez comme des « principes » avec lesquels il conviendrait de s’accorder ?

 

Claude Boiocchi : Nous faisons en sorte de le comprendre ensemble et c’est pour moi un recommencement avec chacun d’eux. Mon credo est d’enseigner comme un élève et d’inciter à apprendre comme un maître. Je mise donc sur une forme de pédagogie d’accompagnement itinérante toujours personnalisée qui nous permet de cheminer côte à côte et d’envisager les principes comme des forces évidentes et naturelles.

 

- Les gens feraient donc appel à vous pour en savoir plus sur les principes ?

 

Claude Boiocchi : Mon travail suppose une rencontre et à cette occasion j’évoque l’importance que j’accorde à la qualité de présence, à l’art d’être soi, à la dynamique personnelle, etc., toutes ces formulations qui permettent de comprendre combien nous sommes en capacité, moyennant un travail sur nous qui commence un jour pour ne jamais prendre fin, de nous réaliser sur différents modes en faisant jouer la dimension éclectique de notre être au monde.

 

- De quoi se compose les séances et comment les élèves font-ils pour en tirer profit ?

 

Claude Boiocchi : Certaines séances portent sur l’expression dynamique et consistent à aborder le langage au travers d’un échange psychoculturel qui met en lumière certaines notions, certains éléments susceptibles de redynamiser la personne, c’est-à-dire l’ensemble des points qui le définissent via la parole, l’écrit, l’image, les souvenirs, les fantasmes, etc. Et puis il y a les séances d’entraînement dynamique qui elles portent sur les éléments clés du travail sur la corporéité. La respiration, les axes du corps, le sens du repérages dans l’espace et le temps, le calage rythmique, la densité corporelle, etc. Il s’agit toujours de faire ressortir des éléments de compréhension essentiels tandis que des pans d’ignorance s’effondrent et permettent au pratiquant d’évoluer plus librement.

 

Avez-vous conscience que cette approche du coaching toute personnelle contraste fortement avec l’idée ou l’image que les médias se plaisent à nous transmettre quand ils parlent du coaching et de ses outils habituels ?

 

Claude Boiocchi : Le coaching tel qu’il existe et tel qu’il est dispensé par des petits soldats certifiés via des écoles qui se sont bricolées une charte déontologique et un cursus composé de diverses techniques plus ou moins inopérantes, est une forme de marketing qui promeut la réussite personnelle en déclinant une multitude de nuances à la mode pour séduire le public. Généralement, cette armée de coachs caricaturaux ne font que réciter des protocoles de bien-être ou bien des méthodes simplistes pour catégoriser les gens et les problèmes et tenter de surmonter des difficultés comme le stress ou bien l’incompétence et autres clichés de ce genre. Dans mon cas, c’est l’existence concrète qui fait substance et dans ces conditions le coach version T1000 perd de sa superbe en voyant revenir ses propres angoisses au galop.

 

- Est-ce à dire que vous jetez le discrédit sur l’ensemble des outils qui servent d’ordinaire à la communauté des coachs ?

 

Claude Boiocchi : Les formateurs de coachs sont des compilateurs depuis le départ et se servent de tout ce qui peut appâter le client. En ce qui me concerne, j’accorde autant d’importance à Carl Rogers qui créa la psychologie centrée sur la personne, qu’à Bruce Lee et sa réflexion sur l’expression honnête de soi-même ou bien encore à Constantin Stanislawski et sa méthode, pour ne parler que de ceux-là. L’important étant que cela nous aide à mieux distinguer la manière dont les principes s’expriment à travers nous et traduisent nos intentionnalités les plus essentielles. 

 

- Vous seriez donc un compilateur plus habile et plus honnête que les formateurs de coachs et les coachs certifiés ?

 

Claude Boiocchi : Parmi les coachs il existe certainement des personnes pertinentes, sensées, bien intentionnées et capables de convoquer des notions utiles pour aider une ou plusieurs personnes à se repérer ou à acquérir certaines compétences. En ce qui me concerne, ma vocation est en partie liée à un sacrifice, un sacrifice auquel j’ai pu assister de façon terrible et privilégiée et qui mit pour moi à ce moment en lumière la conjuration des imbéciles en situation de crise. Cette tragédie édifiante m’a incité à consacrer ma vie professionnelle à la recherche d’une pédagogie plus humanisante pour surmonter mon ignorance et envisager le dialogue sous sa forme la plus dynamisante. Je me considère comme un artisan-chercheur-pédagogue qui partage avec de nombreuses personnes le fruit de ses investigations en tachant de les reformuler encore et encore pour favoriser la qualité des échanges et insuffler aux autres un peu de mon enthousiasme s’agissant de la fréquentation des principes.

- Quelle est donc la fonction du coach selon vous ? Qu’apporte-t-il à ses interlocuteurs ?

 

Claude Boiocchi : Il doit faire office de pierre de touche à mon sens. Le coach ne répond pas à vos questions, ne vous aide pas à accomplir des performances, ne cherche pas à faire de vous une personne améliorée, mais il réfléchit votre présence, il reformule vos idées, vos gestes, vos fragments identitaires pour que vous puissiez vous poétiser et vous réapproprier des parties de vous-même qui vous échappent. Le coach est celui qui sait se rendre essentiel mais qui ne devient jamais indispensable.

 

- Pour conclure cette interview, pourriez-vous nous donner votre définition des principes qui semblent être au cœur de votre enseignement ?

 

Claude Boiocchi : Les principes n’appartiennent à aucune forme, à aucun phénomène, ils sont un langage universel qui transcende tout, à commencer par la personne et son être au monde. Les principes ne se mémorisent pas, ils ne s’apprennent pas par cœur, ils ne s’oublient pas, ils se ressentent et s’expriment à travers nous et tout ce qui existe. Les principes sont les agents naturels des phénomènes et c’est en les éprouvant que nous devenons ce que nous sommes, et que nous nous respectons davantage, que nous considérons autrement l’environnement, la nature et notre relation aux ressources. Leur étude est une technique de longue vie qui dynamise la personne et l’encourage à persévérer dans sa quête d’une jouissance éclectique et célébrative de la vie.