Philosophie de l’école des principes
 

 

Il y a  plus de 25 ans j’ai décidé de m’adresser à mes élèves en mettant à l’honneur le concept de « dynamique personnelle ». Ces années de recherche et d’enseignement souvent personnalisé m’ont conduit à penser que nous passons souvent à côté de l’essentiel. Seulement voilà, comment définir cette carence, cette incapacité à vivre en tant que soi et selon l’expression d’une volonté assumée et enthousiasmante ?

 

Dans nos sociétés, on a voulu flatter le Moi, faire croire aux gens que les méthodes et les techniques étaient plus importantes que la quête, or c’est bien l’inverse qu’il nous faut comprendre ! Il existe une prise de rendez-vous avec soi-même qui favorise la fréquentation des principes et qui, lorsqu’elle est pratiquée régulièrement, « réactualise » le sujet en tant que personne de qualité.

 

Je pense qu’il existe une boxe de l’éclectisme qui permet d’accéder au ressenti du langage des principes à travers soi. Trouver la façon dont l’ensemble des phénomènes me concernent est un travail qui se fait dans l’économie de moyens, la simplicité, l’abolition d’une certaine idée de la performance individuelle ou de la compétition par rapport aux autres. Nous sommes là dans une démarche de qualité de présence, quelque soit l’endroit où l’on se trouve. 

 

Je considère la fréquentation régulière des principes comme un art de vivre. C’est ce qui va rassurer le sujet sur le fait qu’il est bien lui-même vivant matérialisé, participant aux phénomènes et co-présent au monde : traversé par une multitude d’informations portées par le flux de principes. Plus j’étudie les principes, plus mon identité, ma corporéité s’articule avec la syntaxe de la nature ; Je deviens co-présent à la nature, co-expressif, elle fait équipe avec moi. Les phénomènes me comprennent et je comprends les phénomènes, et c’est ainsi que les principes s’expriment à travers à moi, quand je m’exerce à respirer, à bouger intelligemment, à m’exprimer de quelque façon que ce soit.

 

Ma vision du coaching : 

 

 Le coaching est une forme de pédagogie ultra convoquée dans les médias. Nul n’en possède une définition claire dans la mesure où les coachs sont essentiellement des apprentis sorciers inspirés par tout et n’importe quoi. Ils tentent le plus souvent de capitaliser sur un parcours de vie singulier, différentes expériences bonnes ou mauvaises, certaines compétences acquises, des performances réalisées, des formations plus ou moins sérieuses, des lectures enthousiasmantes, et le désir de venir en aide à celles et ceux qui tentent d’établir une nouvelle forme de dialogue avec eux-mêmes.

 

Quant-à moi et mon alchimie personnelle en la matière, je dois dire que le fait de coacher m’est apparu comme une évidence dès le plus jeune âge. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours éprouvé le besoin de comprendre les choses avec les autres, de partager le savoir, de comparer nos transformations à partir d’une connaissance nouvellement acquise. Avec le temps, les années de recherches, d’exercices, de questionnement, d’enseignement variés, j’ai pu convertir cette passion en une activité pour apprendre encore autrement tout ce qui m’était déjà acquis. L’expérience réelle du coaching, la rencontre des personnes, le temps passé à les écouter, à les observer, à les suivre pas à pas, tout cela et bien d’autres choses ont fait de moi un interlocuteur repéré et repérable. 

Avec le recul, je réalise que mon approche du coaching consiste à instaurer les conditions de cet étrange phénomène co-pédagogique durant lequel l’élève m’enseigne comment faire sens pour lui, tandis que je m’applique à éprouver ses problématiques. Bref, j’envisage le coaching comme une alchimie relationnelle qui suppose un double centrage, celui de l’élève et le mien. A présent je m’exprime librement ici ou ailleurs en tant que coach pas comme les autres pour rendre compte de mon expérience et restituer à mes élèves ce que je considère comme une voie d’accomplissement dynamisante et honnête.